Les informations que j'ai rassemblé sur le clan Les campagnes et scénarios que j'ai écris. Les cités que j'ai décris.
La Cité des Histoires Les règles que j'ai créée.
Les organisations qu'on peut trouver dans l'Empire

Règles de jeux

la situation du Samouraï

Gestion d'un fief

Les compétences avançées

Le clan du Chat

Les positions du sabre dans un duel de Iai.


Economie Rokugani
L'économie chez les samouraï Un essai sur l'argent et les classes à Rokugan par Scott GEARIN ( aka Shiba Toma ) traduit par Sandy JULIEN ( aka Mirumoto Sendoshi, passage en italique)

La hierarchie dans l'Empire

Avant tout, il faut savoir que l'Empereur est l'unique possesseur des terres. Chaque li de l'Empire d'Emeraude lui appartient. Il a divisé ces terres en portions et à confier la gestion de ces terres aux clans. En échange ceux-ci ont prêté un serment de vassalité à Hantei. Les Clans ont ainsi eu le droit de lever des taxes et d'utiliser ces ressources après en avoir reversé une partie à l'Empereur, il est chez lui quand même.

Maintenant penchons-nous sur l'échelon du clan. Voyons comment la terre est gérée et utilisée. Le Daïmyo du clan a une grande surface de terre à exploiter, de même que l'Empereur il ne peut le faire tout seul. C'est pourquoi lui aussi partage la terre. Il créé ainsi des provinces, provinces qu'il confie à un gouverneur, celui-ci a pour mission de collecter les taxes et de les retourner au Daïmyo du Clan, d'entretenir son territoire et de le défendre. Dans chaque province il y a plusieurs villes et chaque ville est dirigée par un Daïmyo local, il doit lui aussi collecter les taxes et les retourner au Gouverneur, entretenir son territoire et le défendre. Chaque ville est entourée par des fermes qui produisent, le riz, la soies, les épices, des légumes, du lait et d'autres produits. Toutes ces productions sont taxées par les magistrats locaux qui ont en autre la charge de la levée de l'impôt. Chaque cité pour ce défendre entretient une garnison, avec des forgerons, tonneliers, charpentiers et autres travailleurs qui entretiennent la cité et les soldats qui vivent là. Tous les besoins des samouraïs fidèles à un Daïmyo sont assurées par la ville. Si le samouraï a besoin d'un nouveau sabre, le Daïmyo demande au forgeron d'en réaliser une. S'il a besoin d'un nouveau cheval, le Daïmyo demandera au maître des écuries de lui en fournir un... En clair le Daïmyo répond à tous les besoins du samouraï.

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La place du samouraï

Bien maintenant vous connaissez le fonctionnement de l'Empire, adoptons un autre point de vue. Vous êtes un jeune samouraï qui vient juste de passer sa cérémonie de Gempukku. Vous vous êtes ralliés à un Daïmyo, de votre clan ou pas, et lui avez juré fidélité. Vous allez à son château et le servez. Il vous donne pour cela ce dont vous avez besoin. Quand le printemps arrive il vous demande d'accompagner son magistrat pour collecter les taxes sur son fief. Si les récoltes ont été bonnes, pas de problèmes le paysan peut payer et il lui reste suffisamment pour nourrir sa famille. Les problèmes commençant lorsque la récolte n'a pas été bonne, d'un côté le paysan a besoin de manger et de l'autre le Daïmyo a d'autant plus d'homme et de moyens qu'il a levé plus d'impôt. Il peut nourrir plus de soldats, d'artisans ou autres. Quand le riz vient à manquer c'est tout le système qui est remis en cause. Et pour vous simple samouraï il devient beaucoup plus difficile d'obtenir le nécessaire pour réaliser votre tache. Il peut arriver que certains samouraï obéissant plus à leur estomac vide qu'à le devoir quitte leur maître. mais bien sûr nous savons que n'êtes pas de cela. Vous me direz, mais comment le problème est-il alors résolu ? Mais c'est très simple, vous vous rappelez de la hiérarchie de l'Empire, et bien lorsqu'un Daïmyo local manque de riz il demande à son Gouverneur, et le Gouverneur au Daïmyo du clan si la famine a touché toute une province. Si c'est tout le clan qui a été touché (rare), le Daïmyo demande alors de l'aide autres clans et à l'Empereur. Bien sûr rien n'est gratuit à Rokugan, et peut être que le clan va échanger cette magnifique soie produite dans le sud du territoire contre quelques tonnes de riz. Et si la famine touchait l'Empire ? Et bien grâce aux fortunes cela n'est pas arrivé, mais surtout l'Empire est suffisamment vaste pour qu'il y ait toujours un endroit où la récolte a été bonne.

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Marchands samouraï

Au sein de chaque clan, on trouve des individus qui entreprennent de servir les intérêts de leur clan en s'occupant des finances. Ces individus conservent leur nom de famille et leur wakizashi, mais s'impliquent dans les affaires économiques comme des marchands. Normalement, on les considère comme des courtisans, mais un peu de la honte associée à l'activité mercantile les suit ( Mauvaise Réputation : Marchand ). Ils peuvent utiliser leurs compétences de marchand, comme Commerce, sans perte d'honneur. Ceux qui excellent dans ces activités peuvent se retrouver à la tête d'empires financiers, mais ne gagneront jamais le respect total de leurs pairs. Les Ide et les Yasuki ont des écoles qui bénéficient aux samouraï marchands, et les membres de la famille Yogo remplissent souvent ce rôle pour les Scorpions. Le Clan de la Grue semble préférer l'usage des marchands paysans, mais leur accordent plus d'honneur que les autres clans. Les clans du Lion et du Phénix méprisent la recherche honteuse des bénéfices, et redoutent d'être amenés à accomplir de telles tâches. Nul ne connaît la politique des Dragons concernant le sujet.

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Le Ronin dans tout ça !

C'est vrai c'est bien d'être Ronin, vous êtes libre, vous pouvez vous promener comme bon vous semble (si un magistrat de l'Emeraude vous y autorise), personne ne vous dis ce que vous avez à faire.
Mais laissez-moi vous posez une question : qu'allez-vous manger ? Ou alors qui va réparer votre katana si la lame est abimée ? Quand un samouraï a besoin d'aide il se tourne vers sa famille et son maître ; quand un ronin a besoin d'aide il n'a personne vers qui se tourner. Bien sûr il peut aller voir le forgeron et lui demander s'il peut réparer sa lame, mais celui-ci lui répondra sûrement : ´ désolé, je suis trop occupé par les lames de Ikoma-sama ª. Si c'est un paysan qui dit non, qu'est-ce que le Ronin va faire ? Le tuer ? Et prendre le risque de provoquer l'insatifaction du Daïmyo ?
Rappellez-vous ce qu'à dit Shinsei : ´ Ceux qui se tiennent tout seul, tomberont tout seul ª. La voie du Ronin n'est pas facile, le monde entier vous marche dessus, félicitation vous êtes un solitaire, je vous souhaite de trouver ce que vous cherchez sur ce chemin difficle.


John Wick

Même si les ronin font partie de la classe des samouraï, ils entretiennent avec l'économie des relations bien différentes de celles des autres samouraï. Comme ils n'ont pas de seigneur pour les protéger, ils doivent payer pour obtenir n'importe quoi, partout o˜ ils vont. En raison de ceci, au contraire de beaucoup de samouraï, ils ont une appréciation précise de la valeur de l'argent. Les ronin peuvent apprendre et utiliser la compétence Commerce sans pénalité. Et bien que ceci soit assez mal vu, ils peuvent même marchander.

Les ronin ne bénéficient pas des revenus réguliers dont disposent les samouraï de Clans. Quelques uns sont aisés, alors que d'autres doivent se contenter de vivre au jour le jour. Beaucoup sont contraints au jeu pour joindre les deux bouts. Ce manque de revenus fixes signifie également que les marchands sont plus hésitants à leur consentir des prêts, et que les ronin peuvent être obligés de régler leurs dettes en se mettant au service de quelqu'un à qui ils doivent de l'argent. Les ronin chercheront souvent un emploi auprès de marchands s'ils ne peuvent en trouver un auprès d'un seigneur traditionnel. Les marchands ont souvent besoin de gardes ou de conseillers et d'aides shugenja, et ils ont de l'argent pour entretenir quelques samouraï. Ce n'est pas une vie désagréable du tout. Ils ont les privilèges de la classe des samouraï sans en subir les obligations. Et si les samouraï des Clans les méprisent, eh bienä ils apprennent à vivre avec ça.

Certains ronin ont trop d'honneur ou de fierté pour accepter un travail rémunéré de la part d'un simple paysan. Ceux qui ne peuvent trouver grâce aux yeux d'un daimyo peuvent choisir de devenir shugyosha, "étudiants guerriers", qui suivent la Voie de l'Epee. C'est le début d'une quête menant à l'Illumination par le bushido. Bien des ronin affirment suivre la Voie de l'Epee, mais pour beaucoup, il s'agit d'un simple mensonge pour ne pas perdre le On ou la face. Les shugyosha sont considérés de diverses manières par les samouraï de clan et les autres ronin. Ceux qui suivent véritablement la voie peuvent finir par acquérir une gloire exceptionnelle. La Voie est un chemin difficile, mais empreint d'honneur, et semblable à l'état monastique.

Les moines

Les moines non plus ne disposent pas d'une source de revenus fixes, mais ont d'autres moyens d'obtenir de l'argent. La plupart des moines demeurent dans les temples. Le temple se suffit à lui-même la plupart du temps, avec une petite ferme ou des jardins développés qui lui sont rattachés. Les temples situés dans des lieux accessibles voient souvent les fidèles apporter des offrandes qui s'ajoutent à leurs richesses. Ceux qui voyagent n'ont pas de mal à se procurer de la nourriture ou un abri. C'est un grand honneur, que ce soit pour les paysans ou les samouraï, que d'abriter un moine chez soi. Quand un moine a des besoins qui ne peuvent être comblés par la simple hospitalité, il peut accepter ( mendier ) des offrandes en échange de prières quand il se rendra dans un lieu saint. De tels dons sont parfois conséquents et s'ajoutent aux possessions du moine. Les dons sont ensuite troqués contre ce dont le moine a besoin, et l'excédent revient au temple.

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Le troc

L'aspect le plus important à prendre en considération concernant le commerce et l'argent à Rokugan est que le système tout entier est basé sur le troc. Il n'existe aucune valeur définitive associée à quoi que ce soit, y compris aux pièces de monnaie! La plupart des Rokugani mènent leurs affaires par des échanges directs : un poulet contre une théière et une poignée de feuilles de thé. La monnaie n'est utilisée que dans un certain nombre de cas particuliers. En premier lieu, elle est utilisée entre les membres de la classe des marchands. Ceux-ci ont tendance à échanger de grandes quantités de produits entre eux, et utilisent la monnaie pour procéder aux échanges, en tenant une comptabilité. Les marchands utilisent également la monnaie pour consentir ou souscrire des emprunts, que ce soit avec d'autres samouraï ou avec des marchands. Ces fonctions de "banquier" sont un des facteurs importants dans la dynamique d'une économie basée sur le riz. Les samouraï, et donc les PJ, utilisent la monnaie pour faciliter les voyages en dehors du domaine de leur propre seigneur, pour l'achat d'objet de valeur, ou pour s'attirer des suivants.

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Payer ses achats

Il est important de se souvenir que les samouraï ne sont pas OBLIGES de payer pour quoi que ce soit venant d'un paysan. Les traditions, basés sur l'ordre céleste et le sens commun lorsqu'on est désarmé face à un katana, encouragent le paysan à fournir ce que le samouraï demande. Cependant, le paysan n'est pas le possesseur des produits, qui sont la propriété de son seigneur ( NdT : cette notion me paraît très importante ), ce qui fait que le samouraï devra sans doute demander au daimyo local. Tant que le samouraï est sur les terres de son seigneur, cela signifie qu'il n'a aucun besoin d'argent. Tout ce dont il a besoin lui est fourni gratuitement. C'est son bon sens personnel qui l'empêche alors d'abuser de ce privilège. Ceux qui abusent de la générosité de leur seigneur seront sans doute repérés par leurs supérieurs, et devront en répondre devant le seigneur.

En voyage, le besoin de monnaie se fait sentir de manière plus évidente. Les paysans des autres contrées peuvent demander une rétribution pour tout bien ou service rendu. Les paysans ont d'ailleurs un oeil particulièrement exercé à distinguer les samouraï qui n'ont pas juré fidélité au daimyo local. Dans la plupart des cas, mieux vaut payer sans commentaire. Marchander avec un paysan est indigne d'un samouraï, tout comme demander le prix à l'avance. La grande majorité des paysans et des honnêtes gens n'ont aucunement envie d'attirer sur eux la colère de personnes qui ont droit de vie et de mort sur eux, et demandent des rétributions honnêtes. Le samouraï peut évidemment refuser de payer, ou même s'en prendre au paysan, mais de telles actions sont lourdes de conséquences. Si le samouraï estime qu'on tente de le berner, il peut punir l'offenseur sans autre forme de procès. Mais l'autorité locale peut prendre ombrage d'un tel comportement. Le magistrat local dispose d'un pouvoir considérable concernant les samouraï qui traversent sa juridiction, et a autorité pour décider arbitrairement si le samouraï a agi de manière appropriée. Mieux vaut ne pas l'agacer !

L'achat d'objet coûteux est un autre sujet sensible. Les objets tels que les armures ou les épées sont généralement conçus par des artisans qui font eux-même partie de la classe des samouraï. Cela signifie qu'ils peuvent désirer de l'argent en échange de leur travail, ou bien être hautement offensé qu'on leur en offre. Il est plus prudent d'attendre qu'ils fassent une offre, puis d'acquiescer sans hésitation. Les artisans qui ont juré fidélité au même seigneur que le samouraï peuvent faire don d'un objet à quelqu'un qui a fait preuve d'une grande fidélité. Les artisans qui appartiennent à un autre seigneur demanderont sans doute à être payés. D'une manière extravagante. A moins que le samouraï ne soit très riche, très célèbre, ou dispose de solides appuis dans les cours, il devrait s'en tenir aux artisans de son propre seigneur. Les chevaux de guerre tombent également dans cette catégorie. A moins qu'ils ne soit reçus en tant que cadeau ou procurés par le seigneur du samouraï, ils s'avéreront extrêmement coûteux. Même de simples chevaux de monte peuvent être au dessus des moyens d'un samouraï.

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Monnaie

Il existe trois types de pièces communes à Rokugan. Celle qui a le plus de valeur est le ryo, une plaque d'or ovale de cinq centimètres sur deux et demi. Il s'agit de l'unité de base des échanges concernant les objets coûteux et les transactions à grande échelle. Chaque ryo vaut environ cinq bu, une pièce d'argent, plus petite. Bu est en réalité le diminutif de Ichi bu no ( argent ), soit " un bu d'argent ". Un bu typique est un rectangle de deux centimètres et demi sur moins de deux centimètres. Les bu sont utilisés pour l'achat d'objet modérément coûteux, comme les meubles. Chaque bu vaut à son tour quatre ou cinq "files" de zeni. Il s'agit de petites pièces de cuivre rondes ( moins de deux centimètres de diamètre ). On y perce un trou rond ou carré au milieu, et on les enfile sur une cordelette. Une "file" standard comprend 100 pièces. Les zeni sont utilisés pour toutes sortes d'objets de moindre importance, comme le thé ou la nourriture. Des files entières sont utilisées pour les vêtements ou l'alcool.

Pour les transactions de grande échelle, on utilise soit des paquets de ryo, soit une quatrième forme de pièce, l'oban. Les ryo sont empilés par lots de 25 ou 50 et enveloppés de papier épais. Le lot est marqué du sceau du bureau du magistrat local, et prêt à l'emploi. L'oban, si rarement aperçu, est un lourd disque d'or. En poids et en valeur, il équivaut à 40 ryo. les oban sont parfois créés pour une transaction particulière, et marqués d'images ou de textes commémorant l'événement. Ils peuvent avoir plus de valeur en tant que pièce historique que pour leur simple poids en or.

Attention cette partie est en contradiction avec Winter Court, mais je la conserve malgré tout pour que vous puissiez choisir.

La raison pour laquelle la description et les taux d'échange sont donnés en termes généraux est que chaque clan bat sa propre monnaie. Les symboles que l'on trouve sur les pièces varient de lieu en lieu, comme la taille exacte et la qualité du métal. L'identification de la source d'une forme de monnaie et de sa valeur relative requiert la compétence Commerce, que la plupart des samouraï dédaignent.

La monnaie papier n'est pas utilisée à Rokugan, du moins par les samouraï. Les marchands utilisent parfois un système de reconnaissances de dettes sur papier entre eux. Les samouraï qui entendent parler d'un tel système trouvent l'idée ridicule.

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Taux d'échange

Vous aurez remarqué que les samouraï sont payés en koku, mais que les pièces sont des ryo, bu, et zeni. Un koku représente cinq boisseaux de riz, soit assez pour nourrir une personne pendant un an (je dirais plutôt une famille d'heimin. Les samouraï qui sont payés reçoivent des ryo à la place du riz au taux d'échange en vigueur. Pour une récolte de riz moyenne qui passe par les mains d'un marchant moyen, on peut s'en tenir à un ryo par koku. Le MJ est libre de modifier ce taux de manière à refléter la situation actuelle. Quand la récolte de riz est médiocre, le prix du riz augmente et la rente du samouraï lui rapporte plus de monnaie. Quand la récolte est bonne, le contraire se produit. La compétence du marchand du seigneur est également un facteur important. Un marchand incompétent peut vendre à bas prix et acheter à des prix élevés, alors qu'un habile Yasuki s'arrange pour tirer jusqu'au dernier zeni de la récolte.

Les samouraï pauvres qui reçoivent leur rente directement en riz doivent vendre l'excédent eux-même. La qualité de la récolte affecte donc uniquement cette petite partie de leur revenu. Ceux qui reçoivent une rente ( la grande majorité ) sont entièrement à la merci des kami ( et du MJ ). Ceux qui ont eu la chance d'obtenir un fief découvriront que le revenu issu de leurs fermes est stable en termes de ryo. Quand la récolte est mauvaise, ils ont moins de riz, mais il vaut plus cher, et vice versa. Ces forces tendent à s'annuler, donnant une valeur constante en ryo.

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Prêts et banques

Pour une raison ou une autre, le samouraï peut avoir besoin d'argent dont il ne dispose pas. Dans une telle situation, il peut désirer rechercher un marchand qui lui consente un prêt. Les termes des prêts sont relativement constants : un pour cent d'intérêt par mois, toutes les dettes doivent être payées entièrement avant le premier de l'an. Les marchands ont découvert que de tels arrangements simples sont appropriés avec les samouraï, de manière à ne pas les embrouiller ou les mettre en colère. Les samouraï qui ne peuvent pas payer leurs dettes à temps seront évités tant par les marchands que par les autres samouraï. Une telle situation peut rapidement se transformer en obligation ou en noir secret. Généralement, la parole du samouraï est suffisante pour conclure le marché. En fait, certains marchands dénués de scrupules prêteront souvent au samouraï plus qu'il ne pourra rendre. Tenter d'intimider ou de tuer le marchand rendra simplement les choses pires, souillant de manière permanente l'honneur du samouraï.

Les marchands jouent également le rôle d'agents de change. Un samouraï peut avoir besoin de convertir les ryo en files ou les bu en ryo. Un voyageur ayant l'intention de changer sa monnaie pour celle qui est frappée dans les terres qu'il envisage de traverser fera également appel à un marchand. Les commissions sont relativement constantes lors de telles transactions : 5 zeni pour chaque ryo échangé. Cela semble à première vue une somme ridiculement faible ( environ 0.25 % ), mais multipliée par le volume échangé, on arrive parfois à de gros bénéfices pour le marchand sans le moindre effort.

Il n'existe pas d'équivalent pour l'épargne dans l'Empire d'Emeraude. Ceux qui ont de l'argent le conservent. Les investissements sont également une science hautement inexacte. Chaque marché doit être réglé séparément.

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La valeur des choses

Le jeu de rôles "le Livre des Cinq Anneaux" n'utilise pas de liste de prix pour les objets, car le commerce se fait par troc et par échange de dons. Ce qui suit n'est qu'une grossière liste indicative des "prix" les plus communs, de manière à ce que les MJ et les joueurs acquièrent une meilleure compréhension de la valeur relative des pièces et des biens. Souvenez-vous que les échanges dépendent BEAUCOUP de la conjoncture. Le rang de Gloire et l'affiliation par Clan joue un rôle important dans chaque transaction.

Pour illustrer ce point, prenons l'exemple d'un simple éventail. La plupart des joueurs se réfèrent à leur expérience personnelle en tant qu'acheteur, et peuvent imaginer qu'un marchand affirme que les samouraï qui passent "feraient une excellente affaire en achetant un si bel éventail pour une simple file de zeni !" Et en certaines occasions, c'est exactement ce qui se passe. A ce moment-là, l'éventail vaut 100 zeni. Un autre jour, un humble paysan offre l'éventail à une samouraï-ko, "pour qu'elle soit rafraîchie alors que le temps est si lourd cet été". Maintenant, l'éventail n'a plus aucune valeur. C'est une chose donnée par un paysan, que l'on jettera dès qu'on ne sera plus au soleil. Lors d'une occasion très spéciale, Dame Shizue ne dispose de rien d'autre que de son éventail, mais désire faire montre de la faveur qu'elle accorde à un ronin astucieux qui lui a amené une nouvelle histoire. Elle lui donne l'éventail. Désormais, il est sans prix, le cadeau de la fille du Champion d'un Clan. En chaque occasion, il s'agit EXACTEMENT DU MEME EVENTAIL.

Une autre illustration : un astucieux marchand Yasuki a disposé ses produits le long de l'Allée des Marchands. Il y a inclus un stock d'oreilles de mules, séchées et teintes en violet foncé. Il a l'intention de les vendre en tant "qu'oreilles d'Oni" à un samouraï de passage. A un jeune Grue à l'air écervelé, il en demande deux ryo à l'unité. " Une preuve de votre valeur, messire." Devant un Lion qui passe, il se tait, effrayé par la possibilité de représaillesä Un Crabe passe, et il lui crie : " un bu chacune, un trophée de choix pour un Crabe !" Quand un Scorpion vient à passer, il dit simplement : " Non, ceci n'est pas à vendre." Si un samouraï de son seigneur passe par là, le marchand dira simplement : " Ce n'est pas pour vous. Il s'agit simplement d'oreilles de mule."

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Suivants

La vraie valeur de l'argent se fait sentir lorsqu'il s'agit pour la classe des samouraï de s'attirer les services de suivants. Officiellement, les samouraï ne sont pas payés pour leurs services. Ce genre de chose est pour les ronin sans maître. Un vrai samouraï ne devrait jamais considérer que le simple fait de gagner de l'argent constitue un motif suffisant pour servir; il offre sa vie, sans condition ! Cependant, il reçoit des gratifications pour sa loyauté. Cela peut sembler étrange si on considère ceci du point de vue de la société occidentale. Par exemple, quand un daimyo désire offrir une place à 50 kokus ( capitaine de la Garde d'Honneur ou émissaire vers le Clan du Lion, par exemple ), il ne sélectionne pas un samouraï aux compétences appropriées avant de lui payer immédiatement 50 kokus. Auparavant, il cherche parmi ses hommes quelqu'un dont la loyauté et la dévotion lui aient fait obtenir auparavant une rente de 50 kokus, et il le place à ce poste. Un samouraï plus compétent qui reçoit actuellement 10 koku sera laissé de côté pour un candidat moins approprié qui a prouvé sa loyauté ou qui est de meilleure famille ( et reçoit donc déjà 50 kokus ). Oui, le rang de Gloire a beaucoup plus d'importance ici que le rang d'école ( school rank ) ! La compétence peut cependant entrer en ligne de compte. Un samouraï particulièrement adéquat recevant déjà 35 kokus peut être gratifié d'une prime exceptionnelle de 15 kokus pour qu'il corresponde au poste, jusqu'à ce que ses services le rendent digne d'une augmentation permanente. Un tel choix dépend entièrement de la volonté du daimyo, variable selon les individus.

Les mêmes principes s'appliquent à une moindre échelle aux samouraï qui désirent engager des suivants. On attend en effet des samouraï particulièrement loyaux ( et aux rentes confortables ) qu'ils s'attirent des suivants et des troupes, augmentant ainsi leur valeur aux yeux de leur seigneur. Le fait d'entretenir des serviteurs ajoute au prestige du samouraï, mais requiert une habileté financière qui est peu commune dans cette classe. Le samouraï doit maintenir un équilibre entre le nombre et la qualité de ses hommes, et sa propre richesse. Un suivant qui a servi pendant des années mérite plus que trois bushi récemment engagés. Et comme son daimyo, si le samouraï ne peut pas assumer l'entretien de ses hommes, il perd la face. De plus, des hommes bien équipés et compétents ajoutent du crédit à leur maître, alors qu'il vaut mieux ne pas avoir de suivant plutôt que des serviteurs en piteux état. L'entretien de ses suivants est en fait l'usage le plus commun de l'argent du samouraï.

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Le paiement des samouraï

Il existe trois façons typiques dont un samouraï est payé. Les jeunes samouraï et les suivants de samouraï de bas rang reçoivent parfois leur rétribution en riz. Les samouraï qui reçoivent moins de cinq koku par an peuvent se rendre aux greniers de leur seigneur et recevoir le douzième de leur paie annuelle chaque mois. Ces samouraï échangeront généralement une partie de ce riz contre de la monnaie ou d'autres biens, et mangeront le reste. Ces attributions de riz ont généralement lieu pendant les derniers jours du mois.

Les samouraï de rang moyen reçoivent leur rente sous forme de pièces de monnaie. Ceci est rendu possible grâce aux marchands du daimyo, qui vendent la récolte de riz pour le compte de leur seigneur, et lui procurent ainsi l'argent permettant de payer ses vassaux. Ces appointements sont généralement distribués de manière irrégulière, en trois fois. Les deux cinquièmes sont payés au début de l'été, à l'aube de la saison de la guerre. Un autre cinquième est accordé à la fin de l'été pour les préparatifs de la cour d'hiver. Les deux cinquièmes restant sont donnés au début de Festival Setsuban ( premier de l'an ), quand toutes les dettes arrivent à échéance.

La troisième méthode dont les samouraï sont rétribués consiste à se voir attribuer un fief. Le samouraï reçoit une parcelle de terre de la part de son daimyo. Ce qui reste après les taxes du daimyo et de l'empereur appartient au samouraï. La gestion efficace des fermes, des villages, des mines, de la pêche, des artisans et du commerce au sein d'un fief est couverte par la compétence "Gestion" ( Govern, voir plus loin ). Un samouraï qui reçoit un fief se voit attribuer le devoir sacré d'administrer les terres de l'Empereur. Il s'agit là d'une marque de haute considération de la part du seigneur. Un samouraï chargé d'un petit fief peut également recevoir une rente.

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Le jeu

Il existe bien sûr une autre occasion au cours de laquelle l'argent change de mains : le jeu. Le jeu est un passe temps répandu dans Rokugan, depuis le plus bas des heimin jusqu'aux plus nobles courtisans. Il s'agit de jeux de dés, de dominos, ou de cartes. Le jeu le plus répandu s'intitule "les Fortunes et les Vents", et les règles en sont présentées dans la Voie du Scorpion. Les membres de la cour et les samouraï respectables font la fine bouche vis à vis de telles occupations triviales. Ils préfèrent parier sur l'issue de parties de chasses ou d'autres épreuves. Ceux qui subissent une série de défaites peuvent accumuler de considérables dettes. Alors que les marchands attendent de bonne grâce le début de l'année nouvelle pour être payés, les joueurs sont bien moins indulgents. Même dans le cas o˜ le joueur est autorisé à quitter la table de jeu ( ce qui peut lui être refusé ), les dettes doivent être payées avant le coucher du soleil au jour suivant. Si le samouraï ne peut obtenir un prêt respectable, il sera astreint à une honteuse obligation, ou pire. Ceux qui ne peuvent payer des dettes de jeu à la cour peuvent gravement perdre la face, en plus de devenir l'obligé du vainqueur. Ce dernier peut choisir gracieusement d'éviter la perte de gloire au vaincu, mais ceci rend le vaincu doublement débiteur. De telles faveurs et obligations sont aussi importantes dans l'économie Rokugani que les échanges d'argent. Le conseil le plus simple est vrai : " Si vous jouez, soyez prêts à payer."

Une liste des prix fixe ne peut pas rendre compte du vrai sens du commerce à Rokugan.

    Les choses dont le prix est mesuré en zeni :
  • Le contenu d'une théière.
  • Un bol de riz et de légumes marinés
  • Une assiette ou un bol
  • Une nuit dans une étable
  • Le passage d'une rivière
  • Une pointe de flèche
    Les choses dont le prix est mesuré en files :
  • Un pichet de sake ou de shochu
  • Un poisson entier ou un plat spécial
  • Un joli masque ou un éventail
  • Une nuit à l'auberge
  • Le tour de la ville en palanquin
  • La plupart des armes des paysans
    Des choses dont le prix est mesuré en bu :
  • Une bouteille de bon saké
  • Un repas de gourmet, avec dessert
  • Un oiseau de compagnie ou une table
  • Une suite dans une auberge réputée
  • Un voyage en palanquin d'une ville à l'autre
  • Un cheval de somme
  • Faire aiguiser une arme
  • Un paquet de flèches
  • Un petit objet d'art
    Des choses dont le prix est mesuré en ryo :
  • Un festin à plusieurs plats pour un petit groupe
  • Un présentoir à épées ou une pièce de marquetterie
  • Une nuit dans une maison de geisha
  • Un palanquin et des porteurs d'une cité à une autre
  • Un cheval de monte
  • Faire polir une arme
  • Un bon couteau, un arc ou une lance
  • Une armure de cérémonie
  • Un diamant ou un petit joyau
    Des choses qui coûtent affreusement cher :
  • Amuser un daimyo
  • Meubler un manoir
  • Courtiser une geisha
  • Voyager avec une suite
  • Un destrier de guerre
  • Une épée
  • Une armure complète
  • Un nemuranai mineur
  • Echouer à faire son devoir
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Nouvelle Compétence
Gestion ( govern )
La compétence Gestion recouvre les aspects variés de la gestion d'un fief. Elle donne une connaissance superficielle des lois de l'Empereur, des taxes, du comportement exigé des paysans, des exigences du travail à la ferme et à la mine, et les bases de la comptabilité. C'est une compétence valorisante.

Si vous êtes intéressé par une approche plus matérielle et plus locale (pour le bien de votre Daïmyo bien sûr) vous pouvez cliquez sur ces quelques kokus Les règles que j'ai adapté pour la gestion du fief.


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"La vérité et la paix ne peuvent pas vivre sous le même toit, quand l'un rentre l'autre sort."